Sara de Maio, candidate Conseil national, Les Verts, GE

Sara de Maio

Etes-vous favorable à la prolongation du moratoire sur la culture de plantes génétiquement modifiées dans l'agriculture?
Oui, je suis en faveur d'une prolongation indéfinie du moratoire.

Pourquoi?
Les Suisses ne sont pas intéressés par une alimentation OGM - et ce en respectant un principe de précaution sanitaire (risque de cancers, etc) et écologique (appauvrissement du patrimoine semencier et réduction la biodiversité). En effet, les nouvelles procédures génétiques présentent de nombreux effets non voulus/non ciblés, à peine étudiés et potentiellement dangereux pour l’espèce humaine et l’environnement. La Suisse a les moyens de développer une agriculture locale et régionale mettant l'accent sur la qualité nutritionnelle et écologique de ses activités. Pour éviter des attaques trop intense de nuisibles, il est préférable d'utiliser des méthodes agroécologiques (même si cela implique d'accepter un pourcentage naturel de perte dans la production).

Les produits issus des nouvelles techniques de génie génétique doivent être étiquetés comme OGM?
Oui

Régulation des nouvelles techniques de génie génétique (comme par exemple Crispr/CAS) et des produits qui en sont issus?
Je suis en faveur d'une régulation stricte, conformément à la législation existante en matière de génie génétique.

Pourquoi?
La traçabilité de nos aliments est un principe fondamental. Ainsi, toute utilisation du génie génétique devrait être clairement mentionnée dans les produits concernés en circulation sur le territoire suisse. En effet, les consommatrices et consommateurs accordent une grande importance à la transparence : sans réglementation stricte, il n y a pas de transparence et traçabilité digne de ce nom possible. De plus, les produits issus des nouvelles procédures génétiques peuvent être brevetés, entraînant une monopolisation accrue du marché des semences. En l’absence de réglementation stricte, les OGM (végétaux ou animaux) vont subrepticement faire leur entrée sur le marché. Une réglementation stricte et éclairée est un garant de la santé des consommateurs, de la sauvegarde du patrimoine semencier et de la biodiversité.

Commentaire
Sachant que plus de 30% de la nourriture produite est perdue au cours de son acheminement jusqu'à nos estomacs, les efforts de lutte contre les pertes doivent se faire surtout en aval (commerçants et consommateurs).